Stress, burn-out : comment s'en protéger ? De l'épuisement professionnel à la rupture avec la vie privée

la dette de sommeil accumulée devient insupportable.
La dette de sommeil accumulée devient insupportable. © lightpoet - Fotolia.com

A l'origine du burn-out, il y a un épuisement professionnel. On se lève tôt, on se couche tard... Jusqu'à accumuler une forte dette de sommeil. Et on se retrouve le week-end, complètement épuisé, avec juste l'envie de rattraper ce manque de sommeil. Les effets sont d'abord visibles sur le lieu de travail : les personnes ressentent une profonde baisse de motivation et d'intérêt, mais aussi un manque d'efficacité, une baisse d'estime de soi et de tout idéalisme. Résultat : elles n'arrivent plus à faire face à leur charge de travail, elles se sentent dépassées, mais aussi frustrées. "Elles ont l'impression d'être comme un citron pressé", compare le docteur Kamami. Cela se ressent même sur leur caractère : elles perdent leur sens de l'humour, elles sont plus pessimistes, etc. "Tant que l'on conserve un intérêt pour sa vie privée, pour ses proches, pour sa famille, ça va encore, précise-t-il. Mais attention à l'étape suivante, lorsque ça déborde sur la vie privée. Les gens se ferment totalement : ils se coupent de leurs relations, de leurs activités... Ils ne font plus rien, à part dormir. La vie privée n'existe plus. A ce moment-là, il faut réagir, ce sont les symptômes du burn-out."
Quand le corps trinque... C'est prouvé, un stress chronique peut entraîner des troubles hormonaux et sexuels, une fatigue chronique, voire une dépression, mais aussi des signes cliniques : dermatologiques (rougeurs, sueurs, etc.), digestifs, ORL (acouphènes, douleurs d'oreilles, vertiges, etc.), rhumatologiques (mal de dos, fibromyalgie, etc.). Le burn-out peut même augmenter le risque de pathologies cardiovasculaires, comme l'infarctus, mais aussi de cancer en raison d'une diminution des défenses immunitaires. Dans le pire des cas, des envies suicidaires peuvent apparaître. 

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