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Dossier
06/10/2006

Docteur Pierre Nahon : "Le soutien de l'entourage est important"

Loin d'être anodine, la liposuccion est une intervention très pratiquée en France mais qui comporte toujours un risque. D'où l'importance d'être en bonne condition physique et surtout sûre de son choix... Le point avec le docteur Pierre Nahon.
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Docteur Pierre Nahon
Docteur Pierre Nahon

Qui sont vos patients et quelles sont les raisons qui les poussent à consulter ?

Docteur Pierre Nahon Je reçois une majorité de femmes et parfois des hommes. La raison qui les poussent à vouloir tenter la liposuccion est davantage esthétique que médicale. Cela peut aller des simples complexes ou d'un mal-être à une réelle détresse psychologique et ce, à des périodes bien précises de la vie hormonale d'une femme. Je rencontre donc des jeunes filles à partir de 16 ans qui souhaitent perdre leur ventre arrondi d'adolescente. Il y aussi les femmes qui ont subi une nouvelle distribution de la graisse sur les hanches et le ventre après leur accouchement et enfin les femmes ménopausées, à cause de la chute des hormones et du stockage de la graisse sur la ceinture abdominale.

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Liposuccion

Quel doit être l'état d'esprit du patient qui va subir une lipoaspiration ?

Avant tout, il est necessaire de prendre conscience de l'importance d'un tel acte. Pour qu'une liposuccion soit réussie et bien vécue, elle doit d'abord avoir été bien indiquée par le chirurgien, c'est-à-dire cohérente. Il est également important que la patiente soit réaliste quant aux résultats qui dépendront du volume de la surcharge de graisse à supprimer mais aussi de sa motivation à entretenir par la suite ce résultat. L'entourage aussi a un grand rôle à jouer : il ne doit pas montrer d'hostilité afin de mettre au maximum en confiance la personne qui va se faire opérer. Et puis selon moi, il n'est pas bon pour l'équilibre psychologique de faire les choses "en cachette", ni d'avoir des échéances, qui ne font qu'engendrer du stress. Bien sûr, la patiente doit être sûre de son choix et bien convaincue que la liposuccion demeure la seule solution. Enfin, mieux vaut se réserver une quinzaine de jours après l'intervention, pour récupérer et s'habituer à l'idée que son corps va changer.

Dans quels cas est-il impossible d'opérer ?

Il est rare que l'on ne puisse pas pratiquer de liposuccion. Toutefois, cela peut arriver en cas de problème médicaux sévères. C'est alors au chirurgien ainsi qu'à l'anesthésiste de décider de la faisabilité de l'intervention, lors du bilan préopératoire. Par exemple, en cas de pathologies graves (leucémies, séropositivité) ou de problèmes psychologiques lourds, le chirurgien peut demander l'avis du spécialiste qui suit habituellement la patiente. Le but est de s'assurer qu'elle supportera les contraintes médicales liées à l'intervention et que celle-ci sera bénéfique à son moral. Il peut aussi m'arriver de demander à des patientes de suspendre leur consommation d'antidépresseurs. Mais, encore une fois, la patiente est garante de sa santé : elle doit bien réfléchir et être consciente de son état de santé, avant de passer à l'acte.

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Dossier réalisé par Emilie Lefèvre

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